La santé

Vérités et contre vérités

Vu les propos dénigrants, alarmistes et destructeurs émis par certains, sur les cavaliers king Charles, une petite mise au point s’impose.

Ces propos mettent en doute le sérieux du travail fait par le CENA, et les éleveurs sérieux.

N’écoutez pas les on dit sur la race car certaines listes de discussions et certaines personnes attribuent aux Cavaliers King Charles des tares ou des maladies qui existent aussi dans d’autres races naines, ou qui ne sont que des cas isolés ou encore des problèmes causés justement par les maîtres qui n’ont pas de savoir faire avec le cavalier. Ces mêmes personnes cassent le travail que les éleveurs corrects tentent de faire et s’il y a des problèmes à éradiquer nous nous y employons.

Si on écoute les rumeurs la race risque bien de disparaître à nouveau et ce serait bien dommage de devoir la recréer à partir d’autres races avec peut être des mauvais caractères. N’oublions pas que la race est déjà morte une fois et qu’en la recréant les éleveurs se sont retrouvés avec deux races les King Charles et les Cavaliers King Charles.

Il ne suffit pas de brandir l’échographie cardiaque du chien que l’on a, mais tout bon éleveur doit connaître ses lignées et savoir si les parents, grands-parents, et plus loin si possible a été testés et le résultat de ces tests.

On ne nie pas l’existence d’une cardiopathie chez le Cavalier King Charles.

La méthode de dépistage la plus sure est l’échographie, elle sera préférée à la méthode de dépistage d’un souffle par auscultation pour les raisons suivantes :

Les classifications de cette maladie sont les suivantes :

Fréquence des contrôles :

L'expérience acquise à ce jour, notamment sur l'évolution moyenne de cette maladie chez les Cavaliers King Charles régulièrement suivis, permet d'étendre à 18 mois la validité d'un examen aujourd'hui fixée à 12 mois.

Grille de tolérance :

La courbe suivante donne les stades tolérables en fonction de l'âge du sujet :

Le Comité du club et le Docteur Haroutunian, conseiller du Club pour la cardiopathie, proposent que cette courbe, actuellement en vigueur, soit légèrement assouplie compte tenu de l'expérience acquise à ce jour et se présente ainsi:

De la naissance à 2 ans (avec un mois de tolérance) : strictement normal (stade 0)
De 2 ans à 2,5 ans (avec un mois de tolérance) : stade 1
Au-delà : stade 2.

Cette courbe de tolérance va être soumise à l'approbation de la commission zootechnique de la SCC et sera ensuite utilisée par le Club.

La syringomyélie

Il s’agit d’une anomalie congénitale crânienne caudale, malformation macroscopique associée à des lésions médullaires cervicales qui ont l’aspect d’un « trou en forme de flûte ».
En clair, le problème est causé par l’os occipital trop petit, à la partie arrière du crâne, qui contient l’arrière du cerveau.
Cette cavité étant trop petit le liquide cérébrospinal ne peut pas circuler librement.
Le liquide est poussé dans la moelle épinière, créant une cavité appelée syringomyélia.

Comment se manifeste la maladie ?
Les signes cliniques

Il n’y a pas de corrélation directe entre le volume des anomalies et l’importance des déficits cliniques.
Beaucoup de chiens atteints ont un comportement tout à fait normal. On s’aperçoit de la maladie que lorsqu’il y a décompensation.

Il apparaît trois formes de l’affection suivant la sévérité et l’âge d’apparition de la maladie :

Moyens de détection de la maladie :

Mais attention, il faut rester vigilent, les mêmes signes cliniques peuvent être associés à d’autres anomalies comme :

Donc, on ne peut pas diagnostiquer une syringomyélie sur un simple examen du système nerveux.

Comment soigner la maladie ?

Les tares oculaires

Chez le chien, un nombre varié de maladies oculaires existe.
Certaines affections héréditaires sont différentes selon les races, il est donc utile de connaître celles qui sont invalidantes pour une race et celles qui ne le sont pas.
Une maladie oculaire héréditaire est :

La microphtalmie :
La microphtalmie (œil trop petit), la transmission de la tare est »autosomique récessif », c’est à dire d’un gène porté par des chromosomes non sexuels, donc les deux parents doivent être porteurs pour que les chiots soit atteints.
Se caractérise par une micro cornée (diamètre inférieur à 11mm), elle est souvent asymétrique mais unilatérale chez le Cavalier et le King Charles et est associée à la cataracte.

Distichiasis :
Tare qui se caractérise par des cils surnuméraires à la paupière supérieure ou inférieure.
La transmission est autosomique dominant à pénétrance élevée, c’est à dire que la tare est transmise à la descendance si au moins un des parents est atteint.
Cette tare n’est pas invalidante.

Entropion :
Cette tare touche souvent les races brachycéphales avec inversion de la paupière inférieure vers le globe de l’œil côté nasal.
Cette anomalie ne pose pas de problème réel.

Cornée :
La cornée est souvent affectée dans cette race.

Le dermoïde cornéen :
Présence de poils sur la cornée. Son mode de transmission n’est pas connu.
Cette tare se traite par chirurgie.

La dystrophie cornéenne :
Perte de transparence locale de la cornée due à la présence de cristaux de cholestérol.
Transmission polygénique. Apparaît chez les chiens âgés de deux à six ans.
Cette tare n’est pas invalidante car elle est stable et peu Etendue en surface.

Les kératites d’exposition :
Sècheresse cornéenne localisée.
Mode de transmission polygénique.

Les kératites dysimmunitaires :
Atteint les chiens entre trois et cinq ans.

Kérato-conjonctive sèche :
Déficience ou absence de larmes.
Le mode de transmission est inconnu, cette tare peut provoquer la cécité par pigmentation de la cornée.

Dysplasie du ligament pectiné :
Malformation congénitale des voies d’écoulements de l’humeur aqueuse, celle-ci provoque une augmentation de la pression intraoculaire et la cécité si le nerf optique est atteint.
Le mode de transmission est inconnu.
!!!! Cette tare est rare chez le Cavalier King Charles !!!!

La cataracte :
Opacité partielle ou totale du cristallin.
Mode de transmission autosomique récessif, associé à la microphtalmie.

Le lenticône postérieur :
Déformation postérieure en cône du cristallin.
Mode de transmission inconnu.
Tare invalidante si elle est associée à une cataracte.

La rétine :
Son développement n’est pas terminé à la naissance, elle est composée d’un ensemble de cellules nerveuses, dont les photorécepteurs.
La maladie de la rétine est la dystrophie des photorécepteurs :
Est précoce chez le Cavalier King Charles et commence par une cécité de nuit et qui sera complète chez le chien d’âge mûr.
Le mode de transmission est autosomique récessif.
Tare extrêmement rare chez le Cavalier King Charles.

Conclusion :

De nombreuses tares oculaires existent mais leur impact sur les Cavaliers King Charles est très variable.
Il faudra donc établir une hiérarchie dans ces tares ; celles qui sont invalidantes, celles qu’il faut combattre et celles qui n’ont pas de conséquences néfastes pour le chien.

Sources d'infos sont le site du CENA et la revue Chiens 2000 de septembre 2005.